Une journée à Valencia

Il m’aura fallu une semaine, mais le voilà enfin, le résumé de mon escapade à Valencia le samedi 4 novembre dernier, à l’occasion de la victoire du VCF contre Leganés (3-0) à Mestalla. Un voyage bref, mais intense en émotions, puisque c’est la première fois que je me déplace à Mestalla et que j’assiste par la même occasion à une victoire de mon club favori.

Supporter du club depuis le tout début de mon adolescence (à partir de 2006 environ) j’ai connu les nombreux hauts et bas que le club a traversé durant une décennie mais je n’ai jamais eu l’occasion d’assister à un match de Valence bien que j’ai été dans la ville de nombreuses fois (jamais lors d’un jour de match). C’est donc pour un Valencia-Leganés que j’ai connu mon baptême, un match pas vraiment particulier mais que j’ai choisi car le calendrier était favorable.

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Je débarque à l’aéroport de Valencia-Manises, et juste avant l’atterrissage, j’ai eu droit à un joli panorama de Valence depuis mon hublot. C’est tout de suite que je me rends dans le métro pour aller à Mestalla, en effet, le match débute à 13h, pas l’horaire idéal, je vous le confirme. La foule valencienne aux maillots drapés de rouge et de jaune est déjà présente en force dans les rames du métro, qui sillonnent les tunnels pour s’arrêter à Aragon, la station la plus proche de Mestalla. L’attroupement de supporters présents aux abords du stade est impressionnant qu’il faut l’intervention de policiers à chevaux, toujours présents lors de jours de matchs pour contrôler la foule et permettre aux voitures de se frayer un chemin. Le stade est beau à sa façon de l’extérieur mais se montre ancien et un peu délabré de l’intérieur. En même temps, c’est un vieux stade (c’est d’ailleurs celui qui a le plus de saisons en 1ère division en Espagne, avec 83 ans à son actif), donc c’est totalement normal. Depuis les tribunes, la vue sur la pelouse et les gradins est exceptionnelle, plongeante, mais ces tribunes sont aussi très escarpées, ce qui en fait un stade unique.

Mestalla était présent!

La Curva Nord est présente pour mettre l’ambiance dès 13h, tout le stade crie, chante et râle au rythme du jeu, telle une symphonie. Voir ce stade et cette ambiance de mes propres yeux est une expérience impressionnante après l’avoir vu tant de fois à travers un écran. Il n’aura pas fallu longtemps à ce stade pour exploser car Dani Parejo ouvre le score sur un coup-franc à la 14ème minute. Ca sera seulement en seconde période que les hommes de Marcelino vont enfoncer le clou, avec une tête victorieuse de Rodrigo à la 71ème et un pénalty de Santi Mina à la 84ème… que Parejo a accepté de lui laisser puisqu’il avait déjà marqué. Cependant, tout le long du match, j’ai senti une aisance et une confiance incroyable dans cette équipe. Ca paraît absurde, mais on voit les joueurs à 50 mètres de nous suivre avec fermeté les consignes de Marcelino, bouger de manière fluide et hermétique dans son système en 4-4-2 et rendre toutes les actions offensives adverses caduques. En effet, Leganés a eu quelques occasions, notamment par le biais de Beauvue mais s’est montré très limitée offensivement tout au long du match, bloqué par le pressing et le bloc défensif intact. On remarque d’autant plus le travail de titan effectué par Geoffrey Kondogbia pour ratisser le terrain. Au bout, c’est donc Valence qui s’impose 3-0, et je quitte le stade avec la foule joyeuse.

En bonus, une ville magnifique

La Cité des Arts et des Sciences, merveille architecturale de la ville

La plupart des supporters partent s’attrouper autour des bars du centre-ville, tandis que je me déplace avec plein d’images dans la tête vers la cité des Arts et des Sciences, qui est l’un de mes endroits favoris, uniquement sur son aspect visuel, tellement l’architecture est singulière et futuriste. C’est l’oeuvre d’un architecte valencien, Santiago Calatrava, qui est désormais de renommée mondiale dans son domaine et qui fait partie intégrante du paysage de la ville. Ce quartier est notamment envahi par les touristes tout au long de l’année pour apprécier les formes et les courbures folles de ces bâtiments qui se reflètent aux miroirs d’eaux. C’est pourquoi je vous recommande d’y passer lorsque vous serez à Valencia, cela mérite clairement un petit coup d’oeil. Mais bien sûr, la vieille ville est tout aussi magnifique, avec de nombreuses églises, les couleurs singulières de la Gare du Nord, les tours médiévales des Serranos sans oublier les jardins de la Turia, une grande exclusivité. En effet, la Turia était le fleuve qui traversait la ville mais son cours a été dévié dans les années 60 suite aux nombreuses inondations destructrices qu’elle provoquait. Aujourd’hui, le fleuve est vidé et son cours est remplacé par des kilomètres de jardins, parcs et nature en plein coeur de ville. Un petit tour en vélo y est particulièrement agréable, et puis, tout au bout de ces jardins, vous rejoindrez la fameuse cité des Arts et des Sciences citée plus tôt.

8uBCWWwRLes Torres de Serranos, porte d’entrée de la vieille ville

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